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18.03.2007
POPELIN (Claudius – Marcel)
POPELIN (Claudius – Marcel)
Popelin a écrit L’Email des Peintres (1866), L’Art de l’Email (1868), les Vieux Arts du Feu (1869 et 1878), Histoire d’avant-hier (1886), Le Livre de Sonnets (1888). Il a donné plusieurs traductions de l’italien.
Il traduit de l’italien et fait paraître Le Songe de Poliphile ou Hypnerotomachie de frère Francesco Colonna (Paris, 1884, in-8°, 2 vol., avec la reproduction réduite des bois de l'édition parisienne de 1554), remarquée par le publiciste Claude Grasset d’Orcet dans deux articles de La Revue Britannique.
L’œuvre originale est intitulée Hypnerotomachia Poliphili ; elle a été publiée à Venise, chez Alde l’Ancien, en 1499 (cf. Hypnerotomachia Poliphili, edizione critica e commento, a cura di G.Pozzi e L.Ciapponi, Padoue, Antenore, 1964 [2 vol.], rééd. 1980 ; trad. française de C. Popelin, Lisieux-Paris, 1883, réed. Slatkine, Genève, 1981). En 1546, J. Martin a donné une adaptation en français intitulée Discours du Songe de Poliphile déduisant comme amour le combat à l’occasion de Polia (Paris, J. Kerver) ; c’est cette élégante version illustrée de magnifiques gravures d’après l’original italien qui a assuré le succès de l’œuvre, dont la première édition n’avait pas fait grand bruit. Elle a été rééditée par Payot, Paris, 1926 et pour le Club des libraires de France, Paris, 1963. Cette dernière édition (avec une remarquable introduction d’A.-M. Schmidt) qui reproduit en fac-similé réduit le texte et les images de 1546 est la seule qui respecte le rythme de lecture de ce chef-d’œuvre typographique. G. Polizzi a publié une transcription modernisée donc particulièrement accessible du texte de J. Martin, avec une bibliographie (Paris, Imprimerie nationale, 1994).
Popelin n’était pas tenu en grande estime par les frères Goncourt, qui le qualifiaient d’ « émailleur-poète ». Un anonyme (l’un des frères Goncourt, peut-être, a pu écrire de lui : « Popelin n'était pas un poète nul ; il était simplement médiocre. » Et aussi : « Popelin faisait du Gautier : Gautier n'avait pas l'idée de faire du Popelin. » L’ « émailleur-poète » avait séduit la princesse Mathilde Bonaparte, princesse Demidof (1820-1904), fille de Jérôme Bonaparte, nièce de Napoléon Premier et cousine germaine de Napoléon III. Il succédait, en tant qu’amant de la princesse Mathilde, au comte-sculpteur Alfred-Émilien Nieuwerkerke. En 1870 il s'enfuit avec elle à l'étranger. Cela déplut aux frères Goncourt qui dans leur journal du 5 janvier 1870 déplorèrent méchamment le départ « de cet homme sans talent, de cet émailleur, de cet homme au physique de travers , à tête de traître, d'un mauvais ouvrier du XVIème siècle ».
16:50 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poliphile, Rabelais, Colonna, Grasset d'Orcet



