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25.11.2007
L'ETOILE INTERNELLE
On a assisté récemment à une sorte de renaissance de l’Ordre du Paraclet, avec Henri Montaigu. Il existait, il y a encore peu de temps, certains liens sur Internet conduisant au site de « La Confrérie du Paraclet » :
http://www.geocities.com/Athens/7204/
La société d’éditions « La Place Royale » y fait également référence (Frédéric Luz), ainsi que plusieurs sites dédiés à Guénon. Des révélations intéressantes sur les relations de Guénon, Charbonneau-Lassay et l’Etoile Internelle y ont même figuré. Ce qui est indiqué ci-après est issu d’autres sources...
En fait, l’Etoile Internelle est une société ésotérique et chrétienne. Elle aurait été, en quelque sorte, l’ordre intérieur de la Société du Paraclet. L’«Imperator » (Grand-Maître) de l’Etoile Internelle semble connu du Vatican. Le pape aurait toujours nommé cardinal cet Imperator.
D’après le peu d’informations que l’on peut avoir, le culte privé pratiqué par les membres de l’Etoile Internelle ressemblait à celui des Pénitents, dont on sait à peu près ce qu’il y avait dans les chapelles privés (accessoires militaires, épées, lances....). Une liaison est possible avec la légende du Graal.
12:35 Publié dans Sociétés Secrètes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Etoile Internelle, Guénon, Graal, Gorce, Paraclet
L'ETRANGE PERE GORCE
Le père Maxime Gorce (1898 - 1979), peu connu en dehors de certains milieux, est un personnage qui mérite le détour : il fut d’abord officier d’artillerie, à la fois directeur de l’Observatoire de la Trappe et membre de la commission de la balistique au ministère de la Guerre. Il poursuivit son parcours au collège universitaire de Saulchoir (domicicain), où il passera onze années de son existence, d’abord comme novice, puis comme étudiant et enfin comme professeur de théologie. Il occupera une chaire de théologie à l’Institut catholique de Toulouse, puis il devint directeur de l’Institut de philosophie et d’histoire de Tunis pendant deux ans (1941 - 1942).
A cette époque, il s’intéressa aux fouilles archéologiques de Saint-Pierre de Rome et se brouilla avec sa hiérarchie à propos du tombeau de Saint Pierre qui, selon lui, n’existait pas sous la basilique vaticane.
Peu après, rentré en France, il devint membre de la Commission anti judéo-maçonnique, introduit Bernard Faÿ dont il avait fait la connaissance par Gueydan de Roussel, ancien secrétaire de ce dernier. Aidé par sa grande érudition, il y rencontra beaucoup de succès en clouant au pilori les « forces occultes » et les « tireurs de ficelle ».
Après la guerre, il quitta l’église catholique et devint curé de Saint-Imier en Suisse, après être devenu « Vieux-Catholique ».
Continuant sur son étrange lancée, le père Gorce se fit recevoir Franc-Maçon en 1950 dans une loge de Berne, dépendant de la Grande Loge Alpina. En 1968, il quitta la Suisse pour Avignon. Il était Chevalier Kadosch. Il s’affilia alors au Grand Orient de France (Loge « Sincère Union et Vrais Amis Réunis », d’Avignon) et fut élevé au 33ème Degré. En fait, Gueydan de Courcel, secrétaire de Bernard Faÿ, qui avait introduit Gorce au sein de la Commission antijudéo-maçonnique », avait été pendant la guerre en contact avec le Très Illustre Frère Corneloup, et en liaison avec le Cardinal Verdier : sa mission était alors d’établir des contacts entre l’Eglise de France et les éléments de la Maçonnerie favorables à un rapprochement.
Maxime Gorce passa sa retraite en France à Avignon. Il décéda vieux-catholique en Suisse à Neuchâtel en 1979.
12:10 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gorce, Etoile Internelle, Bernard Faÿ, Gueydan de Roussel, Corneloup, Verdier
23.11.2007
BETTENCOURT (André)
Né le 19 avril 1919, M. Bettencourt a débuté sa carrière d’élu au lendemain de la guerre dans le canton de Lillebonne dont il fut une première fois élu conseiller général en 1947 succédant à son père puis réélu en 1955, 1961, 1967 et 1973. En 1951 il devient député de la Seine-Maritime dans la 5ème circonscription qui allait alors de Lillebonne à Fécamp à travers le pays de Caux, sous l’étiquette de l’Union des indépendants et paysans. Il a été réélu jusqu’en 1973 sous l’étique des Républicains indépendants. Il n’est devenu maire de Saint-Maurice-d’Etelan qu’en 1965 après en avoir été conseiller municipal. Ayant laissé son mandat de député en 1978 à Charles Revet, il devient sénateur de Seine-Maritime réélu en 1986 jusqu’en 1995 pour son dernier mandat de parlementaire.
Mao-Tsé Toung
Au gouvernement, André Bettencourt a d’abord été secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil dans le cabinet de Pierre Mendès-France, où il était chargé de la coordination de l’information (1954). Après avoir soutenu le retour du général De Gaulle au pouvoir en 1958, il a attendu huit ans avant de revenir au gouvernement comme secrétaire d’Etat aux transports de Georges Pompidou (1966-67), puis secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères (1967-1968), brièvement ministre des Postes et Télécommunications de mai à juillet 1968, ministre de l’Industrie dans le gouvernement de Maurice Couve de Murville (1968-69). Après l’élection de Georges Pompidou à la présidence de la République, il est nommé ministre délégué auprès du Premier Ministre Jacques Chaban-Delmas, chargé du Plan et de l’Aménagement du territoire (1969-72), chargé de l’interim du ministre des affaires culturelles (1970-71), et enfin ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Pierre Messmer (1972-73). A ce titre, il prépara le voyage de Georges Pompidou en Chine en septembre 1973 et fut l’un des rares hommes politiques français à avoir une conversation directe avec Mao-Tsé Toung.
La carrière politique d’André Bettencourt passa aussi par la toute nouvelle Haute-Normandie dont il fut président du conseil régional de 1974 à 1981. Il succédait à Jean Lecanuet qui occupa le poste quelques mois et dû laisser le fauteuil à Laurent Fabius en 1981, le mode désignation indirecte des conseillers régionaux accordant la majorité à la gauche après l’accession de François Mitterrand à la présidence de la République et l’élection de députés de gauche. Sur le plan politique, il fut l’une des pièces maîtresses du mouvement des Républicains indépendants de Valérie Giscard d’Estaing, puis du Parti Républicain.
Le Courrier Cauchois
André Bettencourt fut aussi un homme de presse plus particulièrement connu comme l’associé majoritaire et donc propriétaire du Courrier Cauchois, hebdomadaire édité à Yvetot qu’il a fondé en 1948 en fusionnant deux journaux locaux, Le Petit-Cauchois et le Réveil d’Yvetot. Très attaché à ce journal, il était soucieux de le voir refléter les valeurs morales, sociales et politiques auxquelles il croyait. Il y signait un éditorial à chaque échéance politique importante et pour les vœux de nouvelle année.
Cet intérêt pour la presse et la valeur de l’information, il l’avait aussi mesuré dans des circonstances condamnables sous l’Occupation où il signa des articles antisémites dans l’hebdomadaire Terre Française. S’il l’a regrettée par la suite, cette prise de position n’était pas un coup de folie mais dans le droit fil d’un engagement d’avant-guerre, comme membre de la Cagoule. C’est d’ailleurs dans les cercles d’étudiants d’extrême droite qu’il fit deux rencontres : celle de François Dalle qu’Eugène Schueller, son futur beau-père et patron de L’Oréal, fit président de l’entreprise de cosmétique, et celle de François Mitterrand dont il resta l’ami quelque furent leurs itinéraires politiques de l’après-guerre puis sous la Vème République.
A partir de 1942, André Bettencourt bascula dans le camp Allié au contact de services secrets américains en Suisse. Devenu résistant, il a été arrêté par les Allemands puis leur a échappé par un jeu de circonstances miraculeux. Pour sa conduite pendant la guerre, il a reçu la Croix de guerre 1939-1945, la rosette de la Résistance et la Croix de chevalier de la Légion d’honneur."
(c) Etienne Banzet (fil-fax 20/11/07)
22:47 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bettencourt, cagoule, schueller, mitterrand



