02.05.2008
LE COMMANDANT LEVET
Franc-Maçon du Grand Orient de France, Martiniste, ami de Charles Barlet, en relation avec Papus, le Commandant du Génie François Levet a été aussi un correspondant assidu de Grasset d’Orcet.
Le catalogue de 1939 de la Librairie Dorbon-Ainé (19, Bd Haussmann, disparue vers 1980) décrit le recueil de cette correspondance : 2240 pages manuscrites, 400 lettres sur la période 1889 à 1899.
[1327 D'ORCET. Correspondance adressée au commandant du génie Levet, manuscrit in-f° de 2.240 pages, en feuilles, dans 6 cartons. (446)
C'est la copie soigneusement faite par le commandant du génie Levet de 400 lettres à lui adressées par un collaborateur de la Revue Britannique , G. d'Orcet, du 16 novembre 1889 au 27 décembre 1899 — Ce manuscrit dans lequel il est surtout question de linguistique et de traduction cabalistique des noms, est demeuré inédit — Il contient de précieux renseignements sur Papus, Eliphas Levi, Oswald Wirth, le sâr Péladan, le Dr. Bataille, Huysmans, Taxil, Spedalieri, Pike, Adriano Lemmi, Crispi, Martinez de Pasqualis, St-Martin, Drumont, Mme Guyon, Molina, Weisshaupt, Jacques Molay, sur la franc-maçonnerie et ses différents grades et autres sociétés secrètes (Fendeurs, Charbonniers, Pilpoul ou maçonnerie juive, élus Cohens, Ordre de Croix ouvrée ou charing Cross, Noachite, Ku-klux-klan, Carbonari de Mazzini, Adelphes, odd-fellows, Vaudois, Ordre de la Colombe, lucifériens, sin hoë hoëi, chevaliers du travail, le palladium), les ordres religieux (carmes, Cordeliers, dominicains, Oratoriens), l'archiduc Rodolphe, le Masque de fer, sur Marie Antoinette, le comte de Fersen, la princesse de lamballe, lady Hamilton, la Dubarry, la duchesse d'Uzès, willette, Jules Ferry, Clemenceau, pie ix, la famille buonaparte , l'impératrice Joséphine, Giolitti, Carnot, Gambetta, le général Boulanger, Zola, Reinach, Dreyfus, Murger, les principaux journaux de l'époque. Il y est aussi maintes et maintes fois question de louis XVII. De celui-ci, voici, en résumé, ce qu'en pense d'Orcet : sauvé grâce au comte de Tilly et à la sœur de Robespierre, il fut élevé à York (Canada) ; en 1804, il revint en Europe pour tâcher de faire rendre gorge au comte d'Artois ; après avoir quitté sa femme morganatique, la princesse de Rochefort, au lendemain de l'arrestation de son mari, le duc d'enghien, [Ici, la phrase est probablement incomplète. Note de l'auteur] Il entra dans l'armée prussienne sous le nom de homeless avec le grade d'alferez et il fut assassiné par ordre de son oncle à Haggen — d'Orcet étudie également divers ouvrages tel que le songe de Poliphile, Figures de Rabelals, les Emblèmes héroïques de Paradin, la Prognosticatio de Paracelse, les emblèmes de Symeoni, l'Ordre des francs-maçons trahi et Le secret des Mopses révélé, le diable au XXe siècle, Les jésuites chassés de la maçonnerie et leur poignard brisé par les maçons, ouvrages qu'il interprète au point de vue cabalistique — une des curiosités c'est qu'il traduit de la même façon les dessins des journaux satiriques et illustrés de l'époque : le Don Quichotte, le Gil Blas, le Courrier français et le Chat noir qui étaient « sous la direction occulte de Louis Legrand et de Caran d'Ache dont les planches sont exclusivement grimoriées » le Curare, le Soleil illustré, le Caton rusky et explique les événements politiques de l'époque, les monnaies anciennes, les faïences patriotiques, les armoiries des Fouquet, Rothschild, Lusignan, Paléologue, tanneguy du Chatel, luillier de Champagne, Polignac, Hohenzollern, de la famille de Savoie et de Jeanne d'Arc — nous ne possédons sur l'auteur d'autres renseignements que ceux qu'il a bien voulu nous fournir dans sa correspondance de laquelle il résulte que du côté maternel, il était allié aux Sampigny de Scoraille et à barthélemy d'Orcet, capitaine aux dragons d'Orléans, puis ami intime de Mme du Barry « qui ne put en faire un colonel parce qu'il était de noblesse non titrée mais le fit nommer receveur des tailles » — d'Orcet parle aussi à diverses reprises du baron de Billing, dont il était l'ami, et du baron Cerfbeer de Medelsheïm à qui marie Thérèse de Saxe confia le soin de lui faire des enfants, son mari, le Dauphin fils de Louis XV, étant "hongre". Selon le catalogue Dorbon, réédité sous le titre Bibliotheca Esoterica par C. Coulet & A. Faure, 1, rue Dauphine, Paris VIe, 1988]
Cette correspondance a aujourd’hui disparu, certainement acquise par une bibliothèque, un musée, une association ou un amateur éclairé. Des éléments auraient pu être détenus par la bibliothèque municipale de Cusset, dépositaire potentielle du « fonds Grasset d'Orcet » constitué par l’archiviste municipale. Las ! Cette bibliothèque a été totalement ruinée par incendie en 1990. En juin 1996, le dépositaire du legs Grasset a été cambriolé à Paris.
Levet fut Franc-Maçon du Grand Orient de France et « Supérieur Inconnu » Martiniste, (lettre à Papus du 30 mai 1897, copie en ma possession), lecteur assidu de la revue « L’Initiation ».
Comme Grasset d’Orcet, le Commandant Levet s’intéressa aux médailles (cf lettres adressées aux conservateurs du Cabinet des médailles (demande d'accès) par Levet, capitaine du Génie, Grenoble, 19 mai 1877, 9 juin et 21 septembre. Médailles arabes et juives[1].).
Il n’était pas non plus sans avoir lu attentivement Saint-Yves d’Alveydre, à en croire les références qu’il fait dans la lettre précitée aux initiations ioniennes et doriennes étudiées par Saint-Yves dans sa « Mission des Juifs ».
Eléments biographiques relatifs à F. Levet (Source : G. Dubois)
« Naissance le 5 juin 1850 à Annecy (Haute-Savoie) de Levet François, Joseph, Aimé, Eugène. Fils de Antoine-Aimé Levet et de Caroline-Albertine Chauvin, directeur de la succursale de la Banque de France à Annecy. Études au lycée impérial Saint-Louis à Paris. Affecté au Génie à sa sortie de l'École Polytechnique en 1870. En 1877, il est capitaine au 4e régiment du génie à Grenoble. Le 4 juin 1878, à Langogne (Lozère), a lieu le mariage de François Levet avec Marie-Berthe, Isabelle, Félicite Mialhet de Bessettes, vingt-trois ans. En 1897, il est chef du génie à Constantine en Algérie. Ensuite, chef du Génie à Nice, où il prend sa retraite le 26 octobre 1904. Il demande que sa pension lui soit versée à Paris, 19, boulevard Morland (4°). Il décède le 27 septembre 1913 à Bergerac, en Dordogne, à 63 ans. » Officier de la Légion d'Honneur.
[1] http://www.archivesmonetaires.org/apam/inventaires/bn/amc...
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28.07.2007
L’H. B. of L.
Certains auteurs indiquent qu'Helena Petrovna Blavatsky et Henry Steele Olcott auraient fondé la Société Théosophique à la suite de leur exclusion d'un Ordre mystérieux : l'H. B. of L., c'est-à-dire l'Hermetic Brotherwood of Luxor (Fraternité Hermétique de Louxor).
La légende veut que cette fraternité tire ses origines d’un ordre fondé plus de six mille ans auparavant dans " l'île de l'Ouest actuellement disparue " (l'Atlantide), Thèbes et Louxor ayant été ses centres d'activités. Cet ordre aurait été à l'origine de tous les grands mouvements initiatiques comme celui de la Rose-Croix.
Vers 1870, l'H. B. of L. ouvre un cercle extérieur pour lutter contre les dangers que faisait courir à l'Occident le scientisme. Cette fraternité entreprend de restaurer l'ésotérisme occidental en lui donnant un aspect scientifique. Elle veut aussi stopper l'expansion de la Société Théosophique, qu'elle accuse de vouloir " vicier l'esprit de l'Occident et l'entraîner sous la domination de la pensée orientale ".
A ce titre, cet Ordre est anti-réincarnationiste. Le cercle extérieur de la Fraternité Hermétique de Louxor a été fondé par un polonais, Louis-Maximilien Bimstein (1847-1927), dit Max Théon ou Aïa Aziz, un personnage singulier doué de facultés psychiques étonnante. En 1870, il s'installe en Angleterre et choisit quelques membres, notamment Peter Davidson et Thomas H. Burgoyne. Le premier devient le Grand Maître de l'H. B. of L..
Papus, qui fut membre de cet Ordre, considérait Peter Davidson comme son " maître en la pratique ". En France c'est F.-Ch. Barlet (Albert Faucheux, 1838-1921), qui dirige l'Ordre. Il faut noter que la plupart des membres fondateurs de l'Ordre Martiniste sont membres de l'H. B. of L., qui pendant quelque temps constitue une sorte de cercle intérieur du Martinisme, cercle qui sera bientôt remplacé par l'Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix.
Entre 1885 et 1886, l'H. B. of L. publie une revue, l'Occult Magazine. Thomas H. Burgoyne et Peter Davidson y écrivent en utilisant comme pseudonymes Zanoni et Mejnour, les deux Rose-Croix de Zanoni.
De même, F. - Ch. Barlet utilise le surnom de Glyndon, un autre personnage de ce roman, pour signer ses textes dans la revue L'Anti-Matérialiste. L'H. B. of L. ne fut guère active que de 1870 à 1886 et bien qu'elle n’ait jamais compté plus d'une poignée de membres, elle eut une influence importante.
A partir de 1886, Max Théon se désintéresse de l'H. B. of L. et quitte Londres pour s'installer en Algérie, à Tlemcen. Cet Ordre tombe alors en sommeil et Max Théon tente d'instaurer le Mouvement Cosmique, un groupe qui restera marginal. C'est à Tlemcen que Max Théon recevra, entre 1904 et 1906, celle qui sera bientôt l'associée de Shri Aurobindo, Mirra Alfassa, c'est-à-dire Mère (1878-1973). Les idées de Max Théon auront d'ailleurs une certaine influence sur Shri Aurobindo.
(c) Christian Rebisse
10:40 Publié dans Sociétés Secrètes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Théon, Aïa Aziz, Peter Davidson, Thomas H. Burgoyne, Papus, Ordre Martiniste, Barlet
24.07.2007
BLANCHARD (VICTOR)
BLANCHARD Victor Alfred (sâr Paul Yésir, T Targelius, T Paul) –
Occultiste chrétien, fondateur de l’Ordre martiniste et synarchique (Versailles, 10 juillet 1877 – Paris, 14 mars 1953).
Chef du service central et du service archiviste de la Chambre des Députés, dont il est par ailleurs secrétaire rapporteur, puis président de l’Amicale des fonctionnaires.
Etudiant à l’Ecole supérieure libre des sciences hermétiques (1900) de Gérard Encausse (Papus), il entre dans l’Ordre martiniste (1900). Après avoir reçu l’initiation maçonnique dans la loge Humanidad du rite national espagnol, il est admis (1908) aux 30e et 90e (et 95e ?) degrés dans la franc-maçonnerie « égyptienne » de Memphis-Misraïm, et participe comme secrétaire général au Congrès spiritualiste organisé à Paris (juin 1908) par Papus et Charles Détré-Téder. Il s’engage (1908) dans l’éphémère Ordre du Temple rénové de René Guénon, mais mis en demeure de choisir entre cette dernière organisation et l’Ordre martiniste, il reste fidèle à Papus.
Il collabore à la revue l’Initiation, et, sous les auspices de l’Ordre martiniste, il fonde et préside la loge parisienne Melchisédech (1908), qui prend ensuite le statut de grande loge (1912) et confère, au-delà des quatre grades classiques, trois autres degrés supérieurs : Royal-Initié, Parfait Adepte, Sublime Commandeur, lesquels auraient été doublés des grades de l’Ordre kabbalistique de la Rose-Croix, tandis que les grades d’Initié, Supérieur inconnu et Adepte libre de cette loge correspondaient respectivement eux-mêmes aux 4e, 19e et 33e du rite de Memphis-Misraïm. Mais la Grande Loge Melchisédech entre rapidement en sommeil (1912).
Admis par Papus aux deux premiers degrés de l’Ordre kabbalistique de la Rose-Croix (1908), il reçoit de Téder son doctorat en kabbale (3e grade) (1915), mais il quitte cet ordre (1918) lorsque Jean Bricaud se réclame de la succession de Téder.
Consacré évêque gnostique (1914) par Papus dans la filiation « spirite » de Jules Doinel, il est ordonné diacre, prêtre et consacré évêque (Paris, 5 mai 1918), selon la filiation apostolique, par Jean Bricaud, qui le nomme évêque de Paris. Très vite, il entre en conflit avec Bricaud et quitte son Eglise gnostique.
Après la mort de Papus (1916), Téder, son successeur, lui confie des responsabilités dans l’Ordre martiniste. Après la mort de Détré (1918), il signe, au titre de l’Ordre martiniste, un traité d’alliance avec l’Ordre du Lys et de l’Aigle (janvier 1919). Puis, refusant de reconnaître l'autorité de Jean Bricaud, il fonde l’Union générale des martinistes et des synarchistes, ou Ordre martiniste et synarchique (OMS) (déclaration officielle le 3 novembre 1920) dont il est le premier grand maître. Cet ordre se réclame de Papus, et à travers lui de Louis-Claude de Saint-Martin, mais aussi d’Alexandre Saint-Yves d’Alveydre et de sa doctrine. Mais l’OMS entre bien vite en sommeil (1922).
Douze ans plus tard, sur les conseils de martinistes en rupture avec Bricaud, Blanchard réveille l’OMS (1934) et participe aux côtés d’Emile Dantinne (1884–1969), imperator de la Rose-Croix universelle, et de H. Spencer Lewis (1883–1939), fondateur de l’AMORC, à la constitution de la Fédération universelle des ordres et sociétés initiatiques (FUDOSI) (août 1934), dont il est avec eux l’un des trois imperators. Trois ans plus tard, il mandate Lewis, pour représenter l’OMS sur le continent américain (9 juillet 1937).
Il participe également à la constitution d’un Suprême Conseil international du rite de Memphis-Misraïm (1934), fréquente maintes autres sociétés initiatiques (Ordre pythagoricien, Ordre de la Rose-Croix universitaire), et devient commandeur honoraire de l’Ordre du Lys et de l’Aigle qui signe un traité d’alliance avec l’OMS.
Elu (1933) à la présidence de la Fraternité des Polaires qui revendique l’héritage des anciens rosecroix, se réclame d’une tradition hyperboréenne et use d’un curieux « oracle kabbalistique », il se présente (1938) comme investi par l’Agartha de la grande maîtrise universelle de la Rose-Croix. Cette attitude lui vaut d’être marginalisé au sein même du microcosme de l’occultisme et écarté de la FUDOSI. Mais il conserve la grande maîtrise de l’OMS et la présidence des Polaires (jusqu’en décembre 1939).
Après il seconde guerre mondiale, il réintègre la FUDOSI (1946) et reprend ses activités martinistes et gnostiques. L’Ordre martiniste et synarchique reprendra lui-même force et vigueur et il en conservera la grande maîtrise, jusqu’à sa mort qui surviendra le 14 mars 1953 à l'âge de 75 ans, en son domicile, 60, avenue de Breteuil, à Paris.
17:45 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blanchard, Papus, FUDOSI, Guénon, Polaires, Martinisme
20.11.2006
SEMELAS (Demetrios Platon)
Imperator des frères d’Orient en Asie mineur et des Frères de la Vérité en Attique, co-fondateur et maître commandeur de l’Ordre du Lys et de l’Aigle (Silivria, Thrace [Turquie], 1884 - Paris, 4 août 1924)
Grec de Thrace, il étudie la médecine à l’Université d’Athènes, mais interrompt ses études par suite de difficultés financières, avant de s’établir en Egypte comme chimiste industriel, puis à Paris. Selon son propre témoignage, il découvre (1902) au monastère du prophète Elie, à Levadia, sur le mont Parnasse, des manuscrits attribués à l'Ordre des Frères d'Orient. Il est bientôt reçu (1909) dans l’Ordre des Frères de la Vérité, en Attique, lié aux rose-croix d’Orient, par le dernier imperator de l’école attique. Peu après, il se présente lui-même comme le chef de cet ordre où il reçoit à son tour Eugène et Maria Dupré, qu’il rencontre au Caire (1910), et avec lesquels il fonde (1915) l’Ordre du Lys et de l’Aigle (OLA) dont il deviendra le premier souverain grand commandeur (1919).
Après être entré en contact avec Papus (janvier 1911) avec qui il entretient une correspondance, il est admis dans l’Ordre martiniste où il reçoit en Egypte l’initiation de supérieur inconnu initiateur (1911), et obtient une charte pour fonder et présider (28 mai 1911) la loge du Caire Temple d’Essenie III, avec la fonction de délégué général pour l’Egypte. Une charte d’honneur (8 février 1912) témoigne des services rendus par Sémélas à l’Ordre martiniste en Egypte. Il rédige également un rituel de réception aux différents degrés de l’Ordre, approuvé par Papus (mai 1912), qui sera ensuite utilisé dans plusieurs branches martinistes.
Après son installation définitive à Paris (1915), Papus le charge d’intervenir (septembre 1916) dans les pourparlers entre l’Ordre martiniste et la Grande Loge indépendante et régulière pour la France et les colonies françaises (GLNIR), fondée en 1913, en vue de la constitution d’une loge maçonnique réservée aux martinistes, qui prendra pour titre La France. Ce projet arrêté par la Guerre ne prendra corps qu’après la mort de Papus et la fin des hostilités.
Il est reçu dans l’Ordre kabbalistique de la Rose-Croix (25 septembre 1916). Mais son œuvre majeure, comprenant l’héritage des mystérieux rose-croix d’Orient où il reçoit Georges Lagrèze, et peut-être Papus, avant d’en être nommé grand maître provisoire (1916), jusqu’à la fin des hostilités, consiste dans l’Ordre du Lys et de l’Aigle, qui aura pour organe, La Force de la Vérité (1918). Sous la direction de Marie Dupré, première vénérable mère, suprême maîtresse de l’ordre, l’OLA poursuit la réalisation d’un triple but : la perfection de l’individu, l’aide aux faibles et aux souffrants, le bien-être de la collectivité. Une collaboration entre l’Ordre martiniste et l’OLA sera même envisagée.
Après la mort de Papus, il fonde le Groupe indépendant d’études martinistes (GIEM) et rouvre à Paris le chapitre INRI, dépouillé de son caractère maçonnique, sur lequel il souche les « souverains inconnus », associés à l’OLA.
Sémélas est mort à l'hôpital de Dûrtol, des suites d’une tuberculose et il a inhumé au cimetière de Pantin le 6 août 1924, après un office célébré en l'église orthodoxe Saint-Etienne, à Paris.
01:20 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Papus, GLNF, OKRC, Guaïta, Martinisme
LALANDE (Emmanuel) - Marc HAVEN -
Emmanuel Lalande, connu sous le pseudonyme de Marc Haven, est né le 24 décembre 1868. Fils du censeur du lycée de Nancy , il vient à Paris faire ses études de médecine, il présente une thèse 9 ans plus tard sur Arnaud de Villeneuve. Il fréquent la "Vachette" le café des poètes symbolistes; 1891, il découvre le cercle de la librairie du merveilleux, fait la connaissance de Papus, Sédir, ...
Succcédant à Maurice Barrès, ami de jeunesse de S. de Guaïta, comme membre du Conseil Suprême de l’Ordre Martiniste il fut ensuite membre du conseil suprême de l’Ordre Kabbalistique de la Rose+Croix.
Il épousa la fille du guérisseur Nizier-Anthelme Philippe (le "Maître Philippe de Lyon" - le maître spirituel de Papus - ). Il sera le parrain de Philippe Encausse, fils de Papus , et se chargera de son éducation après la mort de son père
Il est le frère cadet du philosophe André Lalande (Dijon 1867 – Paris 1963). Ancien élève de l’École normale supérieure (1885). Doctorat ès-lettres avec une thèse : La Dissolution opposée à l’évolution des sciences (1899). Membre de l’Institut : Académie des sciences morales et politiques (20 mai 1922) Membre de l’Académie royale de Belgique (1945). Le nom d'André Lalande est resté attaché à l'ouvrage fondamental dont il dirigea la rédaction : Vocabulaire technique et critique de la philosophie. Outre ce fruit des discussions de la Société française de Philosophie, Lalande développa un rationalisme qui fait de la raison un ensemble de normes intellectuelles en progrès continu.
Emmanuel Lalande est mort en 1926. Il est enterré au cimetière de Loyasse, près de Lyon, avec son beau-père, le Maître Philippe.
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